• Hugues Dorgueil

Lynck, un petit hameau bien tranquille

Curieuse situation géographique que celle du paisible hameau de Lynck, à cheval sur cinq communes et trois cantons. A Lynck, on franchit allègrement les limites des communes et même des cantons, simplement en traversant une route ou en passant d’une rive de la Haute-Colme à l’autre. Lynck, entouré d’eau et de ponts, est à cheval sur Cappellebrouck, Eringhem, Looberghe, Merckeghem et Millam, et sur les cantons de Bergues, Bourbourg et de Wormhout.


Record difficile à battre

Mais le hameau constitue bel et bien une entité, et les habitants des quelques dizaines de maisons sont avant tout des Lynckois. Même si le jour des élections, ils doivent se disperser dans toutes les directions pour accomplir leur devoir civique. Même si certains sont desservis par la poste de Bollezeele et leurs voisins d’en face par le facteur de Bourbourg.


Lynck est aujourd’hui un hameau très paisible, après avoir été autrefois une place forte dont on trouve trace dans des écrits du milieu du 17ème siècle.

Ancienne place forte

Lynck est aujourd’hui un hameau très paisible, après avoir été autrefois une place forte dont on trouve trace dans des écrits du milieu du 17ème siècle. Quelques campeurs et pêcheurs contribuent néanmoins à animer les lieux. Il n’y a plus de ducasse depuis 1968. L’école du hameau qui a vu le jour le 3 mai 1943 dans un garage, allait connaître ensuite un baraquement puis un immeuble correct inauguré le 12 juin 1955. Mais elle allait fermer définitivement ses portes le 27 juin 1997. Les lieux connaîtront une nouvelle destination en devenant le siège de la Communauté de communes de la Colme.


Une dévotion séculaire Dans le sanctuaire du hameau de Lynck, bâti sur le territoire d’origine de Looberghe, qui est une paroisse mais non pas une commune (paroisse née vers 1900) on retrouve la dédicace à Notre-Dame du Perpétuel Secours. Les deux derniers curés de la paroisse, y résidant, furent les abbés Etienne Debout (29 ans) et l’abbé Julien Boulanger (2 ans) qui partit en 1975. C’est saint Antoine le Grand qui fait l’objet d’une dévotion particulière à l’église de Lynck : il passe pour être le saint protecteur de la race porcine, et de là, de tout le bétail. En janvier, la fête est le 27, autrefois, il y avait la neuvaine et un prédicateur qui bénissait, outre les fidèles, des sacs de grains pour animaux, disposés dans le fond de l’église. Aujourd’hui, c’est bien différent mais saint Antoine est toujours là, accueillant comme jadis, la confiante prière adressée aux forces mystérieuses. Un Triduum est organisé en janvier.

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